À propos
Qui je suis
J’ai longtemps vécu avec une anxiété silencieuse, celle qui ne se voit pas de l’extérieur mais qui conditionne chaque geste, chaque décision, chaque interaction.
Aller acheter une baguette pouvait suffire à déclencher une tempête interne. Parler en public, me montrer, prendre ma place dans une pièce : tout cela me coûtait une énergie considérable. Je me réfugiais dans le dessin, dans l’observation à distance, dans le retrait. Des espaces où je pouvais exister sans être vue.
Pendant longtemps, j’ai pensé que c’était comme ça, que certaines personnes sont faites pour le monde et d’autres pour vivre en marge. Que l’anxiété était une fatalité, un trait de personnalité figé, une limite infranchissable.
Puis j’ai décidé d’arrêter de survivre et de comprendre vraiment ce qui se jouait.
J’ai commencé à étudier les mécanismes de l’anxiété, de la peur, du stress. Pas de manière superficielle ou philosophique, mais avec une exigence clinique : comment un système nerveux se dérègle-t-il exactement ? Pourquoi certaines réponses émotionnelles deviennent-elles disproportionnées ? Qu’est-ce qui maintient les blocages même quand on a conscience qu’ils sont irrationnels ?
J’ai exploré l’hypnose ericksonienne, la psychopathologie, les neurosciences de l’accompagnement, la préparation mentale, l’art-thérapie. Non pas pour accumuler des certifications ou pour me construire une légitimité extérieure, mais parce que chaque discipline apportait une pièce du puzzle, une compréhension plus fine de la manière dont un être humain fonctionne, se bloque, et peut se transformer.
Ce chemin personnel n’a pas fait disparaître la complexité humaine ni effacé mes propres fragilités. Il m’a appris à les travailler, à les considérer non pas comme des défauts à cacher, mais comme des matériaux avec lesquels construire quelque chose de plus stable.
Cette expérience intime de la régulation émotionnelle nourrit aujourd’hui ma pratique professionnelle. Elle m’a donné une compréhension incarnée de ce que vivent les personnes que j’accompagne et une conviction profonde : on peut apprendre à fonctionner autrement.
Mon parcours professionnel
Mon approche thérapeutique repose sur une formation clinique et une pratique en milieu hospitalier psychiatrique qui m’a confrontée à la réalité brute de la souffrance psychique. Après des études artistiques j’ai obtenu un Diplôme Universitaire d’Art-Thérapie à l’Université Paris Descartes en partenariat avec l’Hôpital Sainte-Anne, où j’ai pu explorer les dimensions créatives et symboliques de l’accompagnement thérapeutique.
J’ai exercé pendant deux ans en psychiatrie adulte, d’abord au Centre Hospitalier Sainte-Anne, puis au Centre Hospitalier Jean-Martin Charcot, où j’ai conçu et animé des ateliers thérapeutiques pour des patients souffrant de troubles anxieux sévères, de dépressions, de troubles de la personnalité et de pathologies psychiatriques lourdes. Cette expérience en institution m’a confrontée à des situations cliniques complexes et m’a appris à structurer des accompagnements dans des contextes où les ressources internes sont parfois très fragilisées.
J’ai été formée à l’hypnose ericksonienne par A.R.C.H.E., institut reconnu pour la rigueur de son enseignement, puis je me suis spécialisée en psychopathologie et en neurosciences de l’accompagnement pour affiner ma compréhension des mécanismes psychiques et cérébraux à l’œuvre dans les troubles anxieux, les phobies, les traumatismes et les blocages émotionnels. Parallèlement, j’ai complété ma formation avec une certification en préparation mentale.
Depuis 2021, j’exerce en cabinet libéral, où j’accompagne des adultes et des adolescents confrontés à l’anxiété, au stress chronique, aux phobies, aux blocages persistants, aux traumatismes, aux transitions de vie difficiles, et aux enjeux de performance mentale. J’ai travaillé pendant 5 ans à Saint-Germain-en-Laye et depuis peu dans le sud-ouest près de Pau et en visio.
Mon parcours m’a permis de développer une pratique à la fois rigoureuse et adaptable, une pratique qui s’appuie sur des protocoles structurés tout en restant profondément individualisée selon les besoins de chaque personne.
Au-delà du cabinet
Mon rapport au corps et au mental ne s’arrête pas à la théorie clinique, il se vit aussi dans la pratique quotidienne.
Je cours depuis de nombreuses années. Longue distance, trail, marathons, ces courses où le mental devient aussi déterminant que le physique. J’ai appris sur les sentiers de montagne et les routes sans fin ce que mes formations m’enseignaient en théorie : la gestion de l’effort, l’acceptation de l’inconfort, la nécessité de lâcher le contrôle pour trouver son rythme, la différence entre abandonner et savoir s’économiser.
L’escalade m’a appris autre chose : cette confrontation directe avec la peur du vide, du lâcher-prise, de la chute. Grimper, c’est négocier en permanence avec le doute, avec le vertige, avec cette voix intérieure qui dit « tu ne vas pas y arriver ». C’est aussi expérimenter dans le corps cette zone précise entre sur-contrôle et abandon, entre tension et fluidité.
Je dessine et je peins depuis l’enfance. L’art a été mon premier langage avant les mots, mon premier espace de régulation émotionnelle bien avant de savoir ce que signifiait « régulation émotionnelle ». C’est ce qui m’a amenée vers l’art-thérapie, cette conviction que la création permet d’accéder à des parts de soi que le langage verbal ne peut pas toujours atteindre, et qu’elle peut devenir un outil thérapeutique puissant quand elle est utilisée dans un cadre structuré.
Ces pratiques — la course, l’escalade, la création artistique — ne sont pas des hobbies déconnectés de mon travail professionnel.
Elles sont le terrain d’expérimentation direct de ce que j’accompagne au quotidien : la gestion du stress, la confrontation à ses limites, le travail sur la confiance, l’apprentissage de la régulation sous pression.
Ma manière de travailler
Je ne promets pas de miracles. Je construis des protocoles adaptés.
Chaque accompagnement commence par une évaluation précise de la problématique : qu’est-ce qui se joue exactement ? Quels sont les mécanismes en jeu ? Depuis quand ? Dans quels contextes ? Qu’est-ce qui a déjà été tenté ? Qu’est-ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas ?
Cette phase d’évaluation n’est pas une simple formalité administrative, c’est le socle de tout le travail qui suivra. Sans compréhension fine du problème, il n’y a pas d’accompagnement efficace possible.
Ensuite, nous définissons ensemble des objectifs clairs et réalistes. Pas des vœux pieux ou des formules vagues (« aller mieux », « être moins stressé·e »), mais des cibles précises, mesurables, concrètes. Qu’est-ce qui changerait concrètement si l’accompagnement fonctionne ? Comment saurez-vous que quelque chose a bougé ?
Le cœur du travail repose sur la régulation émotionnelle : cette capacité à ne pas être submergé·e ou coupé·e de ses émotions, mais à pouvoir les accueillir, les comprendre, et les moduler quand c’est nécessaire. La plupart des difficultés que je rencontre dans ma pratique sont liées à un système nerveux déréglé, coincé dans des réponses automatiques devenues inadaptées.
J’utilise l’hypnose ericksonienne non pas comme une mise en scène spectaculaire, mais comme un outil de modulation attentionnelle et émotionnelle. L’hypnose permet d’accéder à des mécanismes inconscients, de transformer des associations émotionnelles figées, de réinstaller des sensations de sécurité là où il n’y avait que vigilance ou sidération.
Elle permet aussi de travailler avec l’imaginaire de manière structurée, pas pour fuir le réel, mais pour créer de nouvelles expériences internes qui vont modifier le fonctionnement du système nerveux.
La préparation mentale, quant à elle, n’est pas réservée aux sportifs de haut niveau ou aux compétiteurs. C’est un entraînement à fonctionner avec stabilité sous pression, à rester présent·e, concentré·e, efficace même quand l’enjeu augmente, quand le regard se fait plus intense, quand le doute surgit. Elle s’appuie sur des outils concrets : régulation respiratoire, visualisation, routines attentionnelles, recadrage cognitif, gestion de l’énergie.
Enfin, je travaille dans un cadre éthique strict : confidentialité absolue, respect du rythme de chacun·e, refus de toute manipulation ou dépendance, transparence sur les méthodes utilisées.
L’objectif n’est jamais de créer une relation de dépendance au thérapeute, mais de développer progressivement votre autonomie pour que vous puissiez continuer à avancer seul·e une fois l’accompagnement terminé.
Ce qui me guide : l'inconscient comme ressource
Je travaille avec une conviction profonde, héritée de Milton Erickson et de toute la tradition de l’hypnose ericksonienne : l’inconscient n’est pas un ennemi à contrôler, mais une ressource à mobiliser.
Pendant longtemps, la psychologie et la psychiatrie ont considéré l’inconscient comme un réservoir de pulsions dangereuses, de traumatismes à déterrer, de parts sombres à maîtriser. Erickson a retourné complètement cette perspective : l’inconscient est le lieu des apprentissages profonds, des capacités naturelles de guérison, de la créativité, de l’adaptation. C’est lui qui régule notre respiration, notre rythme cardiaque, nos cycles de sommeil. C’est lui qui nous fait marcher sans y penser, qui nous permet d’apprendre une langue, de développer des automatismes protecteurs.
Le problème n’est pas l’inconscient lui-même, c’est quand il reste bloqué sur des réponses devenues inadaptées, quand il continue à réagir comme si le danger d’il y a dix ans était encore présent aujourd’hui.
Mon travail consiste à créer les conditions pour que l’inconscient puisse réorganiser ses réponses, accéder à d’autres ressources, expérimenter de nouvelles manières de fonctionner. Pas en le forçant. Pas en imposant une direction depuis l’extérieur. Mais en facilitant ce processus naturel d’apprentissage et de régulation qui existe déjà en chacun·e de nous.
C’est pour ça que je ne donne jamais de réponses toutes faites. Je ne dis jamais « il faut faire comme ça » ou « la solution c’est ça ». Ce qui fonctionne pour une personne ne fonctionnera pas forcément pour une autre. Chaque système nerveux a sa propre logique, ses propres blocages, ses propres ressources.
Mon rôle n’est pas de vous dire comment vivre ou quoi faire, c’est de créer un espace où votre propre système peut se réorganiser, retrouver de la souplesse, accéder à des parts de vous qui étaient restées inaccessibles.
C’est aussi pour ça que je m’intéresse autant au corps, au mouvement, à la création artistique. Parce que l’inconscient ne parle pas que par les mots. Il parle par les sensations, les images, les métaphores, les gestes. Et parfois, c’est en dessinant, en courant, en grimpant qu’on accède à des compréhensions qui ne seraient jamais venues par le seul raisonnement.
Un accompagnement pour qui ?
Je travaille principalement avec des personnes qui cherchent une approche structurée, exigeante, et cliniquement fondée, loin des discours motivationnels creux ou des promesses de transformation instantanée.
Si vous reconnaissez dans vos difficultés quelque chose qui dépasse la simple volonté, si vous avez déjà essayé de « vous raisonner » sans que ça fonctionne, si vous cherchez un accompagnement qui prend au sérieux la complexité de ce qui se joue en vous, alors nous pouvons probablement travailler ensemble.
J’accompagne des adultes et des adolescents (à partir de 12 ans) sur des problématiques variées : anxiété généralisée ou phobies spécifiques, stress chronique ou aigu, blocages émotionnels, traumatismes, transitions de vie difficiles, enjeux de performance (sportive, académique, professionnelle), troubles du sommeil liés au stress, difficultés relationnelles enracinées dans des schémas répétitifs.
Je ne travaille pas avec les enfants en bas âge, ni avec les personnes en situation de crise psychiatrique aiguë nécessitant une prise en charge médicale prioritaire (dans ce cas, je peux orienter vers des structures adaptées).
